Pendant 12 jours, des milliers de Français ont du affronter des inondations inédites dont au moins 30 villages de ma circonscription de Gironde, comme Cadillac, Langoiran, la Réole, Bassane, Bourdelles ou Barie. 12 jours pendant lesquels des milliers de personnes ont été mobilisées pour en sauver, dépanner, héberger d’autres.
Je tiens à saluer de nouveau la solidarité totale des habitants et l’engagement sans faille des élus et agents municipaux et intercommunaux, l’action déterminante des sapeurs-pompiers, de la Gendarmerie, des agents du Département sur le réseau routier, ainsi que des équipes d’Enedis.
A ce jour la décrue est en cours et les conséquences s’annoncent catastrophiques, il va falloir, nettoyer, indemniser et réparer. Des bâtiments mais aussi des vies.
Nous appelons ça une catastrophe « naturelle » mais il n’y a rien de naturel dans le réchauffement climatique provoqué par notre activité humaine de surproduction.
Il n’y a rien de naturel dans 50 années d’artificialisation des sols qui se poursuivent encore aujourd’hui avec vos grands projets inutiles d’autoroutes et de LGV, rien non plus de naturel dans ces sols appauvris au point de ne plus pouvoir absorber.
Ce que le débordement de la Garonne nous révèle, en réalité, c’est une catastrophe profondément politique.
En déléguant la compétence de la Gestion des milieux aquatiques et de la prévention des inondations aux intercommunalités, sans concertation ni compensation financière cohérente, l’Etat a mis les élus locaux devant des choix impossibles : comment entretenir des dizaines de km de digues ?
En Gironde c’est une calamité de plus qui s’abat sur les agriculteurs et en particulier sur les maraichers. 89 sur 90 ont tout perdu et ils ne seront pas indemnisés.
Mme la ministre, il parait que la souveraineté alimentaire est une grande cause nationale, alors prenez-vous l’engagement aujourd’hui devant les français, de leur débloquer immédiatement un fonds d’urgence de trésorerie ?